Salade de melon, burrata et jambon cru : ma version express de juin

La salade melon burrata jambon cru, je la fais dès que les premiers melons charentais arrivent au marché, vers mi-juin. C’est ma version rapide pour les soirs où il fait trop chaud pour cuisiner et où je veux quand même quelque chose de consistant. Le mélange sucré-salé fonctionne bien, la burrata apporte du crémeux sans alourdir, et le tout se monte en 10 minutes. Je la sers en plat unique avec du pain grillé, ou en entrée si on reçoit.

Fiche recette — Salade de melon, burrata et jambon cru
Préparation 10 min
Cuisson 0 min
Temps total 10 min
Portions 4 personnes
Difficulté Très facile
Coût estimé 8-10€
L’astuce de Sophie
Je mets le melon au frigo 2h avant de préparer la salade — ça change tout niveau fraîcheur. Et je sers la burrata à température ambiante, sortie 15 minutes avant.

Pourquoi cette salade fonctionne mieux que les versions compliquées

J’ai testé pas mal de variantes de salades sucrées-salées avant de revenir à celle-ci. Les versions avec des vinaigrettes élaborées ou des fruits exotiques, franchement, ça ne sert à rien. Le melon bien mûr se suffit à lui-même, le jambon cru apporte le sel, la burrata le crémeux. Point.

Ce qui compte, c’est la qualité des trois ingrédients principaux. Un melon fade ou pas assez mûr, et toute la salade tombe à plat. Un jambon industriel trop salé écrase les autres saveurs. Une burrata bas de gamme, c’est juste du fromage sans intérêt. Avec des bons produits, je n’ajoute même pas de vinaigrette — juste un filet d’huile d’olive et du poivre.

Cette salade, je la fais surtout entre mi-juin et fin juillet, quand les melons charentais sont vraiment bons. Après août, je trouve que la qualité baisse. Je la sers en plat unique le soir avec du pain de campagne grillé, ou en entrée quand on reçoit. Les ados à la maison mangent sans rechigner, ce qui pour une salade, c’est déjà pas mal.

Le côté express, c’est ce qui me plaît. Pas de cuisson, pas de découpe compliquée, tout se monte en 10 minutes. Idéal pour les soirs où il fait 30°C et où personne n’a envie de rester devant les fourneaux.

Ce que j’achète et comment je choisis

  • 1 melon charentais (environ 1,2 kg) — je le choisis lourd, avec une cicatrice bien marquée et une odeur sucrée au niveau du pédoncule. S’il ne sent rien, il ne sera pas bon. Je le mets au frigo 2h avant de préparer la salade.
  • 2 burrata de 125g chacune — je prends de la burrata italienne, pas du fromage à la crème qui se fait passer pour de la burrata. La vraie burrata a une enveloppe ferme et un cœur coulant. Je la sors du frigo 15 minutes avant de servir.
  • 8 tranches de jambon cru — parma, serrano ou jambon de Bayonne, peu importe tant que c’est du vrai jambon affiné. Je compte 2 tranches par personne. Le jambon blanc ou le jambon cuit, ça ne marche pas du tout ici.
  • 100g de roquette — ou de jeunes pousses d’épinards si je n’ai pas de roquette. La roquette apporte un côté poivré qui équilibre le sucré du melon. La mâche ou la laitue, c’est trop fade.
  • Huile d’olive — une bonne huile fruitée, pas une huile neutre. Je compte 3 cuillères à soupe pour toute la salade.
  • Poivre noir du moulin — indispensable. Le sel, je n’en mets jamais, le jambon s’en charge.
  • Quelques feuilles de basilic frais (facultatif) — j’en ajoute parfois, ciselées au dernier moment. Mais ce n’est pas obligatoire.

Comment je procède pour que ça reste frais et joli

  1. Je coupe le melon en deux et je retire les graines à la cuillère. Je le pose à plat sur la planche, je coupe des quartiers d’environ 3 cm de large, puis je retire la peau au couteau. Je découpe ensuite chaque quartier en morceaux irréguliers — pas besoin de faire des cubes parfaits, ça prend trop de temps.
  2. Je lave et essore la roquette. Si elle est encore humide, elle va diluer l’huile d’olive et rendre la salade fade. Je la passe dans une essoreuse à salade ou je la tamponne dans un torchon propre.
  3. Je dispose la roquette au fond d’un grand plat ou directement dans les assiettes individuelles. Si je sers en plat unique, je prends un grand plat. Si c’est une entrée, je fais des assiettes individuelles, c’est plus simple à servir.
  4. Je répartis les morceaux de melon sur la roquette. Je les étale bien pour que chaque bouchée ait du melon. Si je mets tout le melon au centre, les gens se battent pour en avoir.
  5. Je déchire le jambon cru en lanières et je le répartis sur le melon. Je ne le laisse pas en tranches entières, ça fait trop compact. En lanières, il se mélange mieux avec le reste.
  6. Je coupe chaque burrata en deux ou en quatre selon la taille et je la pose sur la salade. Je la coupe juste avant de servir, sinon le cœur coulant s’échappe et ça fait une flaque. Si la burrata est grosse, je fais des quartiers. Si elle est petite, je la coupe juste en deux.
  7. Je verse l’huile d’olive en filet sur toute la salade. Pas besoin de vinaigrette. Le jus du melon et le crémeux de la burrata font déjà une sauce naturelle. J’ajoute un bon tour de moulin à poivre.
  8. Si j’ai du basilic, je cisèle quelques feuilles au-dessus de la salade juste avant de servir. Mais franchement, ce n’est pas indispensable. La salade se suffit à elle-même.

Je sers immédiatement. Cette salade ne se prépare pas à l’avance — au bout de 20 minutes, le melon rend de l’eau et la roquette ramollit. Si je reçois, je prépare tout dans des bols séparés et je monte la salade au dernier moment.

Ce que j’ai appris en refaisant cette salade tout l’été

La température des ingrédients change vraiment le résultat. Le melon doit être froid, la burrata à température ambiante. J’ai fait l’erreur au début de tout sortir du frigo en même temps — résultat, la burrata était dure et sans goût. Depuis que je la sors 15 minutes avant, c’est nettement mieux. Le jambon, je le laisse à température ambiante aussi, il a plus de goût.

Pour la quantité de jambon, j’ai réduit au fil du temps. Au début, je mettais 3 tranches par personne, et finalement c’était trop salé. Deux tranches suffisent. Si les gens en veulent plus, ils peuvent toujours en rajouter, mais c’est plus difficile d’enlever le sel après.

J’ai testé avec d’autres melons — galia, canari, pastèque. Ça ne marche pas pareil. Le charentais a une chair dense et sucrée qui tient bien dans la salade. La pastèque rend trop d’eau. Le galia, c’est fade. Le canari, ça peut passer, mais c’est moins bon. Je m’en tiens au charentais.

Pour les jours où je n’ai pas de burrata, je remplace par de la mozzarella di bufala. C’est moins crémeux, mais ça fonctionne. La mozzarella industrielle, par contre, je ne la mets même pas — elle n’a aucun goût et une texture caoutchouteuse.

Si je veux rendre la salade plus consistante, j’ajoute des pignons de pin torréfiés à sec dans une poêle. Trois minutes à feu moyen, je surveille, et je les verse encore chauds sur la salade. Ça apporte du croquant et un petit goût de noisette. Mais c’est une option, pas une obligation.

Une salade qui tient la route même quand il fait trop chaud pour cuisiner

Cette version express, je la garde sous le coude tout l’été. Elle demande zéro cuisson, se monte en 10 minutes, et plaît à tout le monde. Si tu cherches une salade qui fait vraiment office de repas et pas juste d’accompagnement, celle-ci fait le job. Tu peux la servir telle quelle ou rajouter du pain grillé frotté à l’ail sur le côté.

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Sophie Marchand

Sophie Marchand

Sophie a grandi dans la cuisine de sa grand-mère à Aix-en-Provence. Odeur de tian, herbes de Provence, tomates du jardin. La cuisine c'était le cœur de la maison.Après 15 ans de comptabilité dans un cabinet lyonnais, elle démissionne en 2022 après un burn-out. Elle commence à cuisiner compulsivement pour décompresser. Son Instagram explose. Elle lance Côté Soleil début 2023.Aujourd'hui c'est son métier à plein temps. Elle publie tous les jours, teste chaque recette au moins 2 fois, et répond personnellement à chaque commentaire.

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