Lentilles au lard comme ma grand-mère : simple et vraiment nourrissant

Les lentilles au lard, je les fais depuis des années parce que c’est un plat qui tient au corps sans demander beaucoup de technique. Ma grand-mère préparait ça le dimanche, avec des lentilles vertes du Puy et des lardons fumés qu’elle achetait chez le boucher. J’ai repris sa méthode en simplifiant un peu, et ça reste un repas complet que je sers souvent en hiver. Les lentilles cuisent dans le bouillon rendu par le lard, ce qui donne un résultat bien plus goûteux qu’avec juste de l’eau. Le tout se prépare en une seule cocotte et ça se réchauffe très bien le lendemain.

Fiche recette — Lentilles au lard
Préparation 15 min
Cuisson 45 min
Temps total 60 min
Portions 4 personnes
Difficulté Facile
Coût estimé 5-7€
L’astuce de Sophie
Ne salez qu’en fin de cuisson, sinon les lentilles restent dures. Le lard apporte déjà pas mal de sel, j’ajoute juste une pincée à la toute fin si nécessaire.

Pourquoi ce plat reste mon repas de secours quand il fait froid

Les lentilles au lard, c’est un plat qui demande peu d’ingrédients et qui se suffit à lui-même. Pas besoin d’accompagnement, pas besoin de préparer trois casseroles en parallèle. Je fais revenir les lardons, j’ajoute les légumes et les lentilles, je couvre d’eau et je laisse cuire. Pendant ce temps-là, je peux faire autre chose.

Ce qui me plaît aussi, c’est que ça se conserve bien. Je fais souvent une grosse quantité le dimanche, et je réchauffe les restes en semaine. Les lentilles continuent de s’imprégner du jus, donc le plat gagne même en goût le lendemain. Chez moi, ça fait partie des repas qui passent bien avec les ados, parce que c’est consistant et que ça change des pâtes.

Le lard fumé apporte ce qu’il faut de gras et de saveur. J’ai essayé avec des lardons nature, mais franchement le résultat est moins intéressant. Le fumé fait toute la différence, surtout si on prend de la poitrine fumée en morceau qu’on coupe soi-même. Les lardons en barquette fonctionnent aussi, mais je préfère acheter un bout de poitrine quand j’ai le temps.

C’est un plat qui coûte peu, surtout si on compare au prix d’une viande classique. Les lentilles vertes du Puy ne sont pas données, mais on peut très bien utiliser des lentilles vertes standard. J’ai testé les deux, et la différence de goût n’est pas énorme pour ce type de préparation.

Ce que j’achète et ce qui compte vraiment dans la liste

  • 400 g de lentilles vertes : je prends des lentilles du Puy quand j’en trouve en promo, sinon des vertes standard. Pas besoin de les faire tremper, contrairement aux haricots secs.
  • 200 g de poitrine fumée : je la coupe en lardons épais, environ 1 cm. Si je prends des lardons en barquette, je vérifie qu’ils sont bien fumés, pas juste salés.
  • 2 carottes : je les coupe en rondelles fines. Ça apporte un peu de douceur et ça se mélange bien avec les lentilles.
  • 1 oignon : je le hache grossièrement. Pas besoin de brunoise, des morceaux moyens suffisent.
  • 2 gousses d’ail : je les écrase au couteau, je ne les hache pas finement. Elles vont cuire longtemps, donc elles fondent de toute façon.
  • 1 bouquet garni : thym, laurier, persil. J’utilise souvent du thym séché et une feuille de laurier, ça fait l’affaire.
  • 1 litre d’eau ou de bouillon de légumes : l’eau fonctionne très bien vu que le lard rend déjà du jus. Si j’ai un reste de bouillon maison, je l’utilise.
  • Poivre : j’en mets généreusement. Le sel, j’attends la fin de cuisson pour ajuster.

Comment je procède, étape par étape sans me compliquer

  1. Je fais revenir les lardons à sec : je mets la cocotte sur feu moyen et j’y dépose les lardons sans matière grasse. Ils vont rendre leur gras en 4-5 minutes. Je les remue de temps en temps pour qu’ils dorent uniformément. Quand ils commencent à être bien colorés, je les retire et je les mets de côté dans une assiette.
  2. Je fais suer l’oignon dans le gras de cuisson : je laisse 2 cuillères à soupe de gras dans la cocotte, je jette le reste s’il y en a trop. J’ajoute l’oignon haché et je le fais cuire 3 minutes en remuant. Il doit devenir translucide, pas doré.
  3. J’ajoute les carottes et l’ail : je verse les rondelles de carottes et l’ail écrasé. Je mélange bien et je laisse cuire encore 2 minutes. Ça permet aux légumes de prendre un peu le goût du lard.
  4. Je verse les lentilles et je mélange : je les ajoute directement dans la cocotte, sans les rincer. Je remue pour bien les enrober du gras et des jus. Cette étape prend 1 minute, juste le temps que les lentilles soient bien en contact avec le fond.
  5. Je mouille avec l’eau ou le bouillon : je verse 1 litre de liquide, je rajoute le bouquet garni et je remets les lardons dans la cocotte. Je poivre généreusement. Je ne sale pas à ce stade, c’est important. Je porte à ébullition à feu vif.
  6. Je laisse mijoter à couvert : dès que ça bout, je baisse le feu au minimum et je couvre. Je laisse cuire 40 à 45 minutes. Je vérifie de temps en temps qu’il reste assez de liquide. Si les lentilles commencent à attacher, j’ajoute un peu d’eau chaude.
  7. Je goûte et j’ajuste l’assaisonnement : au bout de 40 minutes, je goûte une lentille. Elle doit être tendre mais pas écrasée. Si c’est bon, je retire le bouquet garni, je goûte le jus et j’ajoute du sel si nécessaire. Souvent, le lard a déjà bien salé, donc je mets juste une pincée.
  8. Je laisse reposer 5 minutes avant de servir : j’éteins le feu et je laisse la cocotte couverte quelques minutes. Ça permet aux saveurs de bien se mélanger et au jus d’épaissir légèrement.

Ce que j’ai appris en refaisant ce plat régulièrement

La première erreur que j’ai faite, c’est de saler dès le début. Les lentilles restaient dures même après une heure de cuisson. Depuis que je sale uniquement à la fin, je n’ai plus ce problème. Le lard apporte déjà pas mal de sel, donc franchement il faut y aller doucement.

J’ai aussi testé de faire cuire les lentilles sans les faire revenir d’abord avec les légumes. Le résultat est moins intéressant. Quand on les enrobe bien du gras et des jus avant de mouiller, elles prennent mieux le goût. Ça prend 1 minute de plus, mais ça change vraiment la texture finale.

Pour la quantité de liquide, j’ai longtemps mis trop d’eau. Maintenant je compte 2,5 fois le volume de lentilles en liquide, pas plus. Si on en met trop, on se retrouve avec une soupe. Et si on en manque, on peut toujours en rajouter en cours de route. Je garde une bouilloire d’eau chaude à côté, comme ça je peux ajuster sans casser la cuisson.

Chez moi, je sers ce plat tel quel, sans rien d’autre. Parfois j’ajoute un filet de vinaigre de vin rouge au moment de servir, ça réveille un peu les saveurs. Une salade verte à côté, c’est suffisant. Les lentilles sont déjà bien nourrissantes, pas besoin de pain ou de féculent en plus.

Si vous voulez faire ce plat pour plus de monde, doublez les quantités sans problème. Ça se réchauffe très bien, et franchement c’est encore meilleur réchauffé. Je le fais souvent en grosse quantité et je congèle des portions individuelles. Ça dépanne bien les soirs où je n’ai pas envie de cuisiner.

Partager cet article :

Sophie Marchand

Sophie Marchand

Sophie a grandi dans la cuisine de sa grand-mère à Aix-en-Provence. Odeur de tian, herbes de Provence, tomates du jardin. La cuisine c'était le cœur de la maison.Après 15 ans de comptabilité dans un cabinet lyonnais, elle démissionne en 2022 après un burn-out. Elle commence à cuisiner compulsivement pour décompresser. Son Instagram explose. Elle lance Côté Soleil début 2023.Aujourd'hui c'est son métier à plein temps. Elle publie tous les jours, teste chaque recette au moins 2 fois, et répond personnellement à chaque commentaire.

Toutes mes recettes →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Haut de page