La blanquette de veau, chez moi, c’est un peu comme la madeleine de Proust. Ça me rappelle les dimanches en famille, les repas qui durent des heures. J’ai mis du temps à trouver la recette qui me convient, celle qui est à la fois réconfortante et pas trop compliquée à réaliser. Maintenant, c’est un plat que je refais chaque hiver, presque sans réfléchir. C’est chaleureux, c’est bon, et ça change du poulet rôti.
Pourquoi la blanquette de veau à l’ancienne est mon plat réconfortant de l’hiver
Honnêtement, la blanquette de veau, c’est le plat idéal quand il fait froid dehors et qu’on a envie de se faire plaisir sans passer des heures en cuisine. Bien sûr, ça prend un peu de temps, mais la plupart du temps, ça mijote tout seul. Et puis, il y a ce côté crémeux, doux, qui réchauffe le cœur. C’est un plat qui a une histoire, qui rappelle les repas de famille, les traditions.
Ce que j’aime avec la blanquette, c’est qu’on peut l’adapter à son goût. Certains mettent des champignons de Paris, d’autres des carottes, des poireaux. Moi, je reste assez classique, mais j’ajoute toujours un peu de citron pour relever le goût. Et puis, il y a la question du riz. Certains préfèrent le riz basmati, d’autres le riz rond. Chez moi, on est plutôt riz basmati, mais chacun fait comme il aime.
J’ai mis du temps à trouver la recette parfaite. Au début, ma blanquette était souvent trop liquide, ou alors la viande était sèche. J’ai testé plusieurs méthodes, plusieurs temps de cuisson, jusqu’à ce que je trouve le bon équilibre. Maintenant, je suis assez fière de ma blanquette. C’est un plat que je fais régulièrement, et à chaque fois, c’est un succès.
Ce que j’achète et pourquoi ça compte
- La viande de veau : Je prends du tendron ou du collier, c’est moins cher que l’épaule et ça donne un très bon goût à la blanquette. L’important, c’est de demander à son boucher de couper la viande en morceaux réguliers.
- Les carottes : Je les choisis bio, parce que je trouve qu’elles ont plus de goût. Je les coupe en rondelles épaisses, pour qu’elles ne se désagrègent pas pendant la cuisson.
- Les oignons : Un oignon jaune classique fait très bien l’affaire. Je le pique de clous de girofle, ça parfume délicatement le bouillon.
- Le bouquet garni : Indispensable pour parfumer la blanquette. Je le fais moi-même avec du thym, du laurier et du persil.
- La crème fraîche : J’utilise de la crème fraîche épaisse entière, c’est elle qui donne son côté onctueux à la blanquette.
- Le jus de citron : Un demi-citron jaune suffit. Il apporte une touche d’acidité qui équilibre le plat.
Comment je procède, pas à pas
- Je fais blanchir la viande. Je mets les morceaux de veau dans une grande casserole, je couvre d’eau froide et je porte à ébullition. Je laisse bouillir pendant 5 minutes, puis j’égoutte et je rince la viande à l’eau froide. Cette étape permet d’éliminer les impuretés et d’avoir un bouillon plus clair.
- Je prépare le bouillon. Dans la même casserole, je remets la viande blanchie, les carottes, l’oignon piqué de clous de girofle, le bouquet garni et du sel. Je couvre d’eau froide et je porte à ébullition. Ensuite, je réduis le feu et je laisse mijoter à couvert pendant 1h30 à 2 heures, jusqu’à ce que la viande soit très tendre.
- Je prépare la sauce. Je filtre le bouillon et je le réserve. Dans une autre casserole, je fais fondre 50g de beurre. J’ajoute 50g de farine et je mélange bien avec une cuillère en bois pour former un roux. Je verse petit à petit le bouillon filtré, en remuant constamment pour éviter les grumeaux. Je laisse épaissir la sauce à feu doux pendant environ 10 minutes.
- Je termine la blanquette. J’ajoute la crème fraîche et le jus de citron à la sauce. Je mélange bien et je rectifie l’assaisonnement si nécessaire. Je remets la viande et les carottes dans la sauce. Je laisse réchauffer à feu doux pendant quelques minutes.
- Je sers la blanquette bien chaude, accompagnée de riz basmati.
Ce que j’ai appris à force de refaire cette recette
Le roux, c’est la clé d’une blanquette réussie. Il faut vraiment prendre le temps de bien le faire, en mélangeant constamment pour qu’il ne brûle pas. Si le roux est trop clair, la sauce sera trop liquide. S’il est trop foncé, elle aura un goût de brûlé. J’ai raté trois fois avant de trouver la bonne méthode.
Le temps de cuisson de la viande est aussi très important. Si on cuit la viande trop longtemps, elle devient sèche et filandreuse. Si on ne la cuit pas assez, elle reste dure. L’idéal, c’est de la laisser mijoter à feu doux pendant au moins 1h30, en vérifiant régulièrement la tendreté avec une fourchette. Chez moi, ça prend environ 2 heures.
Enfin, n’hésitez pas à ajouter d’autres légumes à votre blanquette. Des champignons de Paris, des poireaux, des petits pois… Tout est possible ! L’important, c’est de les ajouter à la fin de la cuisson, pour qu’ils restent croquants et qu’ils ne se désagrègent pas dans la sauce. Moi, j’aime bien ajouter quelques champignons de Paris émincés 15 minutes avant la fin de la cuisson.
Voilà, vous savez tout sur ma blanquette de veau à l’ancienne. C’est un plat simple, réconfortant, et qui fait toujours plaisir. Alors, à votre tour de vous lancer ! Et si vous avez des astuces, n’hésitez pas à les partager en commentaire.
