Pesto alla genovese maison : les proportions exactes au mortier

Le pesto alla genovese maison, c’est un peu comme la mayonnaise : on pense que c’est compliqué, mais une fois qu’on a pigé le truc, on ne revient plus en arrière. J’ai longtemps utilisé le mixeur, mais le mortier change vraiment la donne, surtout pour la texture. C’est plus long, c’est sûr, mais le résultat est incomparable : un pesto plus homogène, moins « haché », et avec un goût plus intense. Ici, je vous donne les proportions exactes pour un pesto réussi à chaque fois.

Fiche recette — Pesto alla genovese au mortier
Préparation 25 min
Cuisson 0 min
Temps total 25 min
Portions 4 personnes
Difficulté Facile
Coût estimé Modéré
L’astuce de Sophie
Le secret, c’est de bien sécher les feuilles de basilic et de piler les ingrédients dans l’ordre précis. Ça prend un peu de temps, mais le résultat est incomparable.

Pourquoi le pesto au mortier est devenu mon obsession du printemps

Franchement, le pesto du commerce, ça dépanne, mais ça n’a rien à voir avec un vrai pesto maison. J’ai longtemps hésité à me lancer, pensant que c’était trop compliqué. Et puis, un été en Ligurie m’a convaincue. J’ai vu une dame âgée préparer le pesto au mortier, avec des gestes précis et lents. Elle m’a expliqué que le mortier permet de ne pas chauffer les feuilles de basilic, ce qui préserve tous les arômes.

Depuis, j’ai adopté cette méthode. Au début, c’était laborieux, je n’avais pas le bon mortier, ni le bon pilon. Puis, j’ai investi dans un mortier en marbre et un pilon en bois d’olivier, et là, ça a tout changé. Le marbre est froid, ce qui est idéal pour le basilic, et le bois d’olivier ne s’imprègne pas des odeurs. C’est un investissement, certes, mais ça vaut le coup si on aime le pesto.

Ce que j’apprécie le plus avec le pesto au mortier, c’est la texture. On obtient une pâte plus homogène, plus crémeuse, et les saveurs sont mieux mélangées. Le mixeur a tendance à hacher les ingrédients, ce qui donne un pesto plus grossier et moins parfumé. Avec le mortier, on contrôle la finesse de la pâte, et on peut ajuster la texture selon ses préférences.

Ce que j’achète et pourquoi ça compte vraiment

Pour un bon pesto, il faut des ingrédients de qualité. Pas la peine de prendre le basilic le moins cher du supermarché. Voici ce que je privilégie :

  • Basilic génois AOP : C’est la base du pesto. Il doit être frais, avec des feuilles petites et tendres. Surtout, il faut bien le sécher après l’avoir lavé, sinon le pesto sera trop liquide.
  • Huile d’olive vierge extra : Je prends une huile d’olive douce, fruitée, pas trop amère. Une huile trop forte risque de masquer le goût du basilic.
  • Parmesan Reggiano : Un parmesan affiné au moins 24 mois, avec du goût. Je le râpe juste avant de faire le pesto.
  • Pecorino Sardo : C’est un fromage de brebis sarde, plus fort que le parmesan. Il apporte du caractère au pesto. Je le râpe aussi juste avant.
  • Pignons de pin : Je les prends bio, et je les torréfie légèrement à la poêle avant de les utiliser. Ça développe leur goût.
  • Ail : Une petite gousse d’ail frais, pas trop forte. Je la dégerme pour qu’elle soit plus digeste.
  • Gros sel : Il aide à broyer les feuilles de basilic.

Comment je procède, pas à pas, pour un pesto parfait

  1. Préparation du basilic : Je lave délicatement les feuilles de basilic, puis je les sèche soigneusement dans un torchon propre. C’est crucial pour éviter un pesto trop liquide.
  2. Torréfaction des pignons : Je fais griller les pignons de pin à sec dans une poêle, à feu doux, pendant quelques minutes, jusqu’à ce qu’ils soient légèrement dorés. Je les laisse refroidir.
  3. Pilonnage de l’ail et du sel : Dans le mortier, je mets la gousse d’ail dégermée et une pincée de gros sel. Je pile jusqu’à obtenir une pâte. Le sel aide à broyer l’ail et à extraire ses arômes.
  4. Ajout du basilic : J’ajoute les feuilles de basilic, en plusieurs fois, avec une pincée de gros sel à chaque fois. Je pile en faisant des mouvements circulaires, en appuyant bien avec le pilon. Il faut être patient et ne pas brusquer les feuilles.
  5. Incorporation des pignons et des fromages : Quand le basilic est réduit en purée, j’ajoute les pignons de pin torréfiés, le parmesan et le pecorino râpés. Je pile à nouveau pour bien mélanger le tout.
  6. Ajout de l’huile d’olive : Je verse l’huile d’olive en filet, petit à petit, tout en continuant à piler. Je mélange jusqu’à obtenir une consistance crémeuse et homogène.
  7. Ajustement de l’assaisonnement : Je goûte et j’ajuste l’assaisonnement en sel si nécessaire. Je peux aussi ajouter un peu de poivre noir fraîchement moulu, selon mes goûts.

Ce que j’ai appris à force de refaire cette recette

Le pesto, c’est une question de feeling. Au début, j’étais trop rigide sur les proportions, et le résultat était souvent décevant. Maintenant, je me fie plus à mon intuition. Par exemple, si le basilic est très parfumé, je réduis un peu la quantité d’ail. Si les fromages sont très forts, je diminue les proportions.

Autre astuce : le mortier doit être bien stable. J’ai essayé plusieurs supports, et ce qui marche le mieux chez moi, c’est un torchon plié en quatre. Ça amortit les chocs et ça évite que le mortier ne glisse pendant que je pile. J’ai aussi remarqué qu’il faut nettoyer le mortier immédiatement après utilisation, sinon les odeurs s’incrustent.

Enfin, le pesto se conserve mal. L’idéal, c’est de le consommer tout de suite après l’avoir préparé. Si on doit le conserver, il faut le mettre dans un bocal en verre, recouvert d’une couche d’huile d’olive, et le placer au réfrigérateur. Il se garde ainsi pendant quelques jours, mais il perd un peu de sa saveur. On peut aussi le congeler en petites portions, dans des bacs à glaçons.

Voilà, vous savez tout sur ma méthode pour faire un pesto alla genovese maison au mortier. Lancez-vous, vous ne serez pas déçu ! Et vous, quelle est votre astuce pour un pesto réussi ?

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Sophie Marchand

Sophie Marchand

Sophie a grandi dans la cuisine de sa grand-mère à Aix-en-Provence. Odeur de tian, herbes de Provence, tomates du jardin. La cuisine c'était le cœur de la maison.Après 15 ans de comptabilité dans un cabinet lyonnais, elle démissionne en 2022 après un burn-out. Elle commence à cuisiner compulsivement pour décompresser. Son Instagram explose. Elle lance Côté Soleil début 2023.Aujourd'hui c'est son métier à plein temps. Elle publie tous les jours, teste chaque recette au moins 2 fois, et répond personnellement à chaque commentaire.

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